Coworking

Je ne suis pas une solitaire. Je suis même tout le contraire. J’ai besoin de voir du monde, de parler, d’écouter, d’échanger, d’apprendre… avec les autres. Dans mon ancienne vie de journaliste, je me suis toujours sentie comme un poisson dans l’eau au milieu d’une rédaction. Les téléphones qui sonnent, la porte qui s’ouvre et se referme continuellement, les collègues qui parlent (fort), qui m’interpellent, les visites impromptues. J’adore cette émulation.

Alors, très logiquement, il y a cinq ans, quand j’ai quitté mon CDI pour créer Le Point final, les premiers jours en tant qu’entrepreneuse ont été quelque peu déroutants. J’étais chez moi, mais pas en congé. Je travaillais, mais sans collègues. Tout nouveau !

Pour ne pas sombrer dans la solitude (pas mon genre !), j’ai rapidement mis en place des moments qui rassurent l’animal social que je suis (coucou Aristote).
Rencontrer mes prospects et mes clients (80 % d’entre eux sont implantés en Charente-Maritime, comme moi), favoriser les rendez-vous physiques quand c’est possible, prendre des cafés ou déjeuner avec des ami·e·s entrepreneur·e·s… et me planifier des sessions de coworking.

J’ai testé plusieurs formules, plusieurs lieux en cinq ans. Je passe en moyenne une journée par semaine en coworking, souvent un lundi. J’aime commencer ma semaine ainsi. Mon expérience au milieu de salles de rédaction agitées me permet d’effectuer toutes mes tâches dans n’importe quel contexte. Relire les épreuves d’un livre, corriger un texte, rédiger une interview… J’alterne phases de travail hyper productives et respirations/papotages sans problème.
Les autres jours, j’assure mes rendez-vous, mes déplacements et je travaille de chez moi.
Le coworking, ça se passe dans un café, un hôtel, une villa, un tiers-lieu dédié et même chez moi ! Récemment, j’ai organisé une session à la maison avec des personnes rencontrées en coworking. Peu importe le lieu finalement, c’est le contact humain qui compte avant tout.

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