Après cinq ans et demi d’entrepreneuriat, je comprends que le mot clé de mon quotidien est l’organisation. Ça tombe bien, les personnes qui me connaissent savent que je suis la reine des 𝘵𝘰-𝘥𝘰 𝘭𝘪𝘴𝘵𝘴, des pochettes colorées et des étiquettes.
Mon expérience de journaliste m’a appris à travailler en autonomie, à gérer mon temps, à ne pas me laisser déborder, à m’avancer dans mon travail pour prévenir les inévitables imprévus et à avoir toujours une longueur d’avance.
Malgré cela, je reconnais que l’entrepreneuriat me met parfois à l’épreuve. Parce que le plus difficile, ce n’est pas de tout prévoir, c’est d’être seul·e à y penser.
Boucler sa compta chaque mois dans les temps, envoyer les devis dans un délai raisonnable, relancer, prospecter sans se laisser déborder. Le tout en travaillant avec ses clients.
J’ai réellement pris conscience de cette charge mentale il y a quelques mois lorsque j’ai voulu mettre au point mon plan de formation 2025.
Trouver la bonne formation, obtenir tous les renseignements, envoyer une demande de prise en charge, attendre patiemment la réponse…
Quand j’étais salariée, les choses étaient plus simples. J’émettais une demande auprès de ma direction, quand ce n’était pas elle-même qui me proposait une formation, et toutes les démarches administratives m’étaient épargnées.
Ai-je envie de revenir en arrière et de retrouver ce cadre du salariat ? Non. Parce qu’au final, mon activité de rédactrice-correctrice (oui, ça c’est mon vrai métier !) occupe encore la majorité de mon temps (ouf) et j’ai encore de belles ambitions pour Le Point final.
Alors certes, ce statut d’indépendante exige de maîtriser l’art du jonglage, de compartimenter son cerveau et d’optimiser son temps au maximum, mais il procure aussi de grandes satisfactions.

