D’après Infogreffe, l’Urssaf et l’Insee – que du lourd ! – Le Point final a soufflé ses 3 bougies ce mois-ci (le 2 mai précisément). J’ai fêté cet anniversaire les deux premières années. Et puis cette fois-ci, j’ai renoncé. Pourquoi ?
Parce que cette date ne correspond pas vraiment au lancement du Point final. Retour en arrière…
En mai 2018, naît l’idée du Point final. Le nom n’est pas encore là, mais le concept oui. Je m’essouffle dans mon métier de journaliste et décide de concrétiser un projet qui me trotte dans la tête depuis longtemps : créer mon entreprise. La liste de mes envies commence et je finis par construire un projet autour de ce que j’aime le plus et ce pour quoi je suis douée.
Comme je ne suis pas du genre à sauter dans le vide sans élastique, je prépare mon changement d’activité et de statut pendant un an, le temps de négocier mon départ pour quitter mon poste de journaliste correctement, de me former, de me faire certifier.
En mars 2019, j’adhère à Odacio, couveuse d’entreprises de Charente-Maritime. Je rencontre d’autres porteuses et porteurs de projet comme moi et m’initie à mon futur statut de cheffe d’entreprise. Je resterai près de deux ans en couveuse, le temps de traverser une crise sanitaire, de flipper, d’apprendre et de constituer progressivement et sereinement mon fichier clients. Lorsque la sortie de couveuse approche, je choisis soigneusement les partenaires qui m’accompagneront désormais (banque, assurance, comptable, prévoyance, etc.).
Le 2 mai 2021 (la fameuse date), mon entreprise est immatriculée. Le Point final est né officiellement. En réalité, à cet instant précis, j’exerce mon activité depuis deux ans, compte déjà 22 clients et enchaîne les missions de rédaction et de correction. Voilà pourquoi cette date ne me convient pas pour célébrer la création du Point final. Comme dirait mon fils, « en vrai », Le Point final existe depuis cinq ans.
Mais ce n’est pas grave, le nombre d’années passées – officielles ou pas – importe peu finalement. Celles à venir m’intéressent davantage.

